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Tory, Geoffroy ou [Geofroy] (vers 1480-1533)

Champ fleury. Au quel est contenu Lart & Science de la deue & vraye Proportio[n] des Lettres Attiques...

Paris, Geofroy Tory et Giles Gourmont, [1529, 28 avril].

Le Champ fleury de Geoffroy Tory, publié en 1529, est une œuvre remarquable à plusieurs égards, non seulement pour la beauté et la diversité de ses illustrations, mais aussi en ce qu’elle représente deux tendances culturelles humanistes contemporaines : l’avènement de la langue vulgaire comme langue d’écriture, et l’élaboration d’un art typographique basé sur l’étude des justes proportions, y plaçant le corps humain comme modèle d'harmonie. Ses magnifiques gravures de lettres s’articulant symétriquement sur des corps humains offrent une belle illustration de ces préoccupations.


Flavius Josèphe

[Antiquitatum] [Flavii iosephi hebraei antiquitatum ivdaicarum libri XX.]

Coloniae : apud Eucharium Ceruicornum, M.D. XXXIIII
(Cologne : chez Eucharius Ceruicornus, 1534)

L’ouvrage Antiquitatum contient plusieurs textes de Josèphe, écrits à des périodes différentes au Ier siècle après J.C. Ce titre renvoie d’abord à l’histoire du peuple juif narrée par Josèphe, depuis la Genèse jusqu’à son temps. Vient ensuite le récit De bello Iudaico (ou Histoire de la guerre des Juifs contre les Romains), racontant le conflit armé qui survint en 66 entre Rome et la Judée en rébellion, qui cherchait à retrouver son autonomie; Flavius Josèphe y était lui-même chef de guerre. Il est à remarquer que cet auteur païen fut considéré, à travers les âges, comme un allié du christiannisme, et que la popularité de son oeuvre ne se démentit jamais au fil des siècles.


Erasmus, Desiderius [Érasme] (1466-1536)

Apophthegmatum Opus cum primis frugiferum

Lyon, Sébastien Gryphe, 1539.

Ce volume présente, en huit livres, les apophtegmes des Anciens (les dits, sentences, ou paroles mémorables des rois, philosophes et autres grands personnages grecs et romains) choisis, compilés et traduits, au besoin, par Érasme. Celui-ci emprunte aux compilations d’apophtegmes d’auteurs anciens, notamment celles de Plutarque et de Diogène Laërce.


Titius Livius [Tite-Live] (59 av. J.-C. – 17 ap. J.-C.).

T. Livii Patavini Latinæ historiæ

.
Lyon, Sébastien Gryphe, 1542.

Tite-Live incarne, dans un style ample, l’histoire de la cité romaine antique qui met en lumière la gloire et la grandeur de la République, l’acquisition de ses lois et libertés, la grande valeur des hommes et des femmes qui, en temps de guerre comme en temps de paix, lui ont permis de devenir la plus grande des nations. Au XVe siècle et dans les premières décennies du siècle suivant, Tite-Live servait de modèle pour les humanistes rattachés aux petits États italiens et à ceux d’ailleurs.


Suétone [Tranquillus, Gaius Suetonius]

XII Caesares : ex vetusto exemplari emendatiores multis locis

Paris : Robert Estienne, 1543.

Cette édition des Vies des douze Césars de l’historien romain Suétone est une des plus importantes de la Renaissance, car le texte a été établi par Robert Estienne à partir du vetustum exemplar (le « Codex Memmianus »), le meilleur et le plus ancien manuscrit de Suétone datant du IXe siècle. Le texte est suivi des commentaires de Giovanni Battista Cipelli (dit Egnazio), de l’« Avis au lecteur » de l’édition donnée par Érasme en 1518 et des traductions par Egnazio des passages en grec.


Corrozet, Gilles (1510-1568)
Holbein, Hans (1497?-1543)

Icones historiarum veteris testamenti

Lugduni, apud Ioannem Frellonium, 1547.
(Lyon : chez Jean Frellon, 1547)

Les Icones historiarum veteris testamenti s’inscrivent directement dans le courant de la littérature emblématique au XVIe siècle. Bien que celle-ci soit originellement associée aux représentations païennes, on vit bientôt l’apparition d’un mouvement s’intéressant à des emblèmes chrétiens, dont on pourrait tirer une moralité. Les Icones, présentant une histoire en images de l’Ancien Testament, sont la parfaite représentation de ce mouvement. Chaque feuillet de ce bel ouvrage comporte une gravure sur bois en son centre illustrant une scène biblique, accompagnée du passage sacré en latin et de quatrains en français le traduisant poétiquement.


Appianus Alexandrinus [Appien d’Alexandrie] (90-160)

De Civilibus Romanorum bellis historiarum libri quinque

Lyon, Sébastien Gryphe, 1551.

Ce livre contient les cinq livres (livres XIII à XVII) des Guerres civiles (Emphylion) tirés de l’Histoire des Guerres romaines d’Appien d’Alexandrie, écrivain grec du IIe siècle apr. J.-C. établi à Rome. Cette édition présente la version latine du savant vénitien Pier Candido Decembrio, qui a traduit l’œuvre complète d’Appien pour la première fois en 1472. Cette œuvre comptait à l’origine vingt-quatre livres portant sur les différentes conquêtes romaines, toutefois, seuls neuf livres, et des fragments des autres livres, sont parvenus à la postérité.


Silius Italicus (26-101 apr. J.-C.)

De Bello Punico libri septemdecim

Lyon, Sébastien Gryphe, 1551.

Les Punica de Silius Italicus, épopée de dix-sept chants en hexamètres sur la deuxième guerre punique, sont le plus long poème qui nous soit parvenu en langue latine. Cette édition présente, en dix-sept livres, l’œuvre de ce poète latin, grand admirateur de Virgile, qui vécut au Ier siècle de notre ère. Le texte est précédé par une Vie de Silius Italicus composée par l’humaniste florentin Pietro Riccio (dit Petrus Crinitus).


Cicero, Marcus Tullius [Cicéron] (106-43 av. J.-C.)

Opera M. Tullii Ciceronis

Paris, Charles Estienne, 1554.

Cette édition des œuvres de Cicéron, qui représente la plus importante et la plus volumineuse publication de Charles Estienne, reproduit en grand format celle imprimée par son frère Robert I à Paris en 1543 (in-8). Dans le premier volume, les textes de Cicéron sont précédés d’une traduction latine de la Vie de Cicéron de Plutarque par Achille Philerote Bochio Bononiensis, et par des extraits d’éloges à Cicéron par des auteurs de l’Antiquité (tirés de Tite-Live, Histoires, Livre CXX).


[Anonyme]

Nouveau Testament [Tes Kaines]

Lutetiae : Ex officina Roberti Stephani typographi Regÿ, typis Regÿs, M.D.LXVIII.
(Paris : sous l’office de Robert Estienne, imprimeur du Roi, 1568)

Le Nouveau Testament en grec (Tes Kaines) publié en 1568 est en fait une réédition de celui qu’imprima à Paris en 1546 Robert Estienne, premier du nom (1503-1560). Issu d’une grande famille d’imprimeurs français, ce dernier succède à son père Henri (dit Stephanus), chef de la dynastie, dans l’atelier parisien. Robert Estienne est un grand éditeur humaniste, savant et amoureux de la culture classique. Le roi François Ier, qui admire son travail, lui accorde un privilège pour chacun de ses ouvrages et le nomme imprimeur du roi en lettres hébraïques et latines en 1539.


Thomas a Kempis (1380?-1471)

De imitatione Christi

Coloniae: apud Maternum Cholinum, M.D. LXX
(Cologne: chez Maternus Cholinum, 1570)

De imitatione christi (ou L'imitation de Jésus-Christ), de Thomas a Kempis, est un ouvrage incontournable dans l'histoire du christianisme. Après la Bible, ce livre fut celui qui connut le plus grand nombre d'éditions et de traductions. Présentant essentiellement une recherche d'union divine avec le Christ, l'auteur y propose en même temps une réflexion profonde sur l'humanité du Sauveur. L'imitation de Jésus-Christ est connu pour appartenir au courant religieux de la Devotio moderna, favorisant la piété personnelle et la recherche d'une spiritualité intérieure au détriment de manifestations plus expansives de la foi; Thomas a Kempis en fut le représentant le plus insigne.


Estienne, Henri (1528-1598)

Thesaurus Græcæ Linguæ

Genève, Henri Estienne II, 1572.

Publication la plus importante de Henri Estienne, le Thesaurus grec fait suite au Thesaurus Linguæ Latinæ réalisé par son père Robert I et imprimé à Paris en 1543. La date de publication de 1572 du Thesaurus Græcæ Linguæ n’apparaît pas sur tous les exemplaires. Les pages de titre non datées des tomes conservés à l’Université du Québec à Montréal portent la mention « Henr. Stephani Oliva » sous la marque typographique. Ce grand ouvrage lexicographique est le plus souvent relié en cinq volumes, dont quatre de dictionnaires, suivis d’un volume portant le titre Appendix libellorum ad Thesaurum græcæ linguæ pertinentium.


Lucrèce (Ier siècle. av. J.-C.)

T. Lucretii Cari de Rerum Natura Libri sex

Lyon, Antoine Gryphe, 1576.

Ce petit livre présente la seule œuvre connue de Lucrèce, poète et philosophe romain du Ier siècle av. J.-C. et qui fut un admirateur d’Épicure. Ce poème didactique en six chants, De la Nature des choses, demeure la source essentielle de notre connaissance de l’épicurisme. Outre le poème de Lucrèce, cette édition (fruit du travail des humanistes Denis Lambin et Adrien Turnèbe) présente en préface une Vie de Lucrèce attribuée à l’humaniste italien Lilio Gregorio Giraldi.


Platon (428-347 av. J.-C.)

Platônos apanta ta sôzomena

Genève, Henri Estienne II, 1578.

Cette édition des œuvres de Platon est célèbre et estimée. Elle présente, sur deux colonnes, le texte grec avec la traduction latine de Juan Serrano (Jean de Serres) en regard. Henri Estienne a créé pour cette édition la célèbre pagination encore utilisée dans les éditions récentes et les citations de Platon (lettres de « a » à « e » entre les colonnes en grec et en latin qui découpent les colonnes en cinq sections). Plusieurs pièces liminaires (31 pages), en prose et en vers, apparaissent au premier volume (dont une table des matières pour l’ensemble de l’œuvre), et une épître dédicatoire précède le texte de chacun des volumes. Le troisième volume se termine par deux index, précédés des annotations de J. Serrano et de Henri Estienne.


Hygin (67 avant J.-C. - 17 apr. J.-C.)

C. Iulii Hygini, Augusti Liberti, Fabularum Liber, Ad Omnium Poetarum Lectionem

Parisiis : apud Ioannem Parant via Iacobaea. M.D.LXXVIII
[Paris : chez Jean Parant, 1578]

Hygin (Caius Julius Hyginus) est né en 67 avant J.-C. et est mort en 17 de notre ère. Peut-être fut-il esclave de Jules César, affranchi par Auguste et chargé, en tant que grammairien, de la Bibliothèque palatine. Son œuvre est très éclectique ; commentaire de Vigile, traité d’agronomie, mais surtout, ce qui en fait un auteur important encore de nos jours, un recueil de Fables mythologiques (Fabulae) et un traité sur l’astronomie (De Astronomia).


Magni Aurelii Cassiodori Senatoris V.C. [Cassiodore]

Variarum libri XII & Chronicon, ad Theodoricum Regem

Parisiis : apud Sebastianum Nivellium, sub Ciconiis, Via Iacobaea, M.D.LXXXIII.
(Paris : chez Sébastien Nivelle, 1583.)

L’ouvrage présent aux livres rares contient essentiellement les douze livres de Variae, recueil de 468 lettres, formules officielles et actes rédigés par Cassiodore pendant ses mandats officiels, puis la Chronique destinée à Théodoric (et Eutharic, son gendre et héritier), puis le résumé par Jordanès de son Histoire des Goths (Gètes) et enfin le Panégyrique de Théodoric par Ennodius.


Hérodote d’Halicarnasse (484-425 av. J.-C.)

Herodoti Halicarnassei Historiae libri IX

Francfort, André Wechel, Claude de Marne, Jean Aubry, 1584.

Ce livre est une œuvre humaniste à propos d’Hérodote, historien grec du Ve siècle av. J.-C., davantage que l’œuvre d’Hérodote lui-même. Il contient entre autres une reproduction de l’Apologia pro Herodoto écrite par Henri Estienne à la défense de l’historien grec, les neuf livres des Histoires d’Hérodote dans la traduction de Lorenzo Valla, une Vie d’Homère attribuée à Hérodote et traduite par Conrad Hertzbach, et des extraits des Histoires de la Perse de l’historien grec Ctésias.


Valeriano Bolzani, Giovanni Pierio [ou Valeriano, Pierio ; dit Pierius] (1477-1560)

Hieroglyphica, seu de sacris Aegyptiorum...

Lugduni : apud Bartholomae Honoratum, M. D. LXXXVI
(Lyon : chez Barthélemy Honorat, 1586)

Les Hieroglyphica de Pierio Valeriano sont une oeuvre fascinante pour quiconque s'intéresse à l'histoire de la littérature symbolique. Cet ouvrage s'inscrit dans la tradition du livre d'emblèmes, genre qui fut fort populaire aux XVIe et XVIIe siècles, principalement grâce à André Alciat et à son Emblematum liber (Augsbourg, 1531). L'ouvrage de Valeriano se veut une somme syncrétique des symboles issus de la culture chrétienne comme des traditions antiques gréco-latine, hébraïques et égyptienne, en plus de l'héritage symbolique populaire médiéval, afin de présenter une interprétation du monde dans sa signifiance unie, cachée et sacrée.


Philon d’Alexandrie (Ier s. av. - Ier s. apr. J.-C.)

Philonis Judaei opuscula tria

Francfort, Jean Wechel, 1587.

Philon d’Alexandrie, dit « Philon le Juif », fut l’auteur de nombreux traités philosophiques et exégétiques, qui contribuèrent à concilier philosophie et christianisme, et dans lesquels il développa une interprétation allégorique des Écritures. Ce livre présente trois de ses travaux, d’après l’édition de 1587 du philologue David Hoeschel. Le texte de Philon est présenté en grec seulement (gros caractères), il est précédé d’une épître dédicatoire de l’éditeur à deux notables d’Augsbourg, Antoine Christophe Rechlinger et Johann Welser, et est suivi des annotations de Hoeschel, d’un index et d’une page de corrections.


Caesar, Caius Julius [Jules César] (100-44 av. J.-C.)

C. Julii Cæsaris rerum ab se gestarum commentarii

Lyon, Antoine Gryphe, 1588.

Ce livre s’inscrit dans la tradition humaniste des éditions de classiques militaires (les éditions collectives des veteres scriptores de re militari) qui présentent à la fois des textes d’auteurs anciens et divers travaux d’humanistes. Le centre de l’œuvre est constitué des Commentaires de Jules César sur la Guerre des Gaules et la Guerre civile, des livres de la Guerre d’Alexandrie, de la Guerre d’Afrique et de la Guerre d’Espagne, écrits par Aulus Hirtius, un membre de son état-major qui a aussi écrit le livre VIII de la Guerre des Gaules, et des fragments de César retrouvés chez divers auteurs de l’Antiquité romaine.


La Bigne, Marguerin de (1546?-1590?)

Sacræ bibliothecæ sanctorum patrum

Parisiis, M. D. LXXXIX
(Paris : [Compagnie de la Grand’Navire], 1589)

Pour saisir l’importance de la publication en 1589 de la Sacræ Bibliothecæ Sanctorum Patrum, somme des écrits des Pères de l'Église, par le théologien de la Sorbonne Marguerin de La Bigne, il est d’abord nécessaire de se placer dans le contexte de la Contre-Réforme catholique. La lutte contre l’hérésie protestante, érigée en priorité absolue par le Concile de Trente qui s’est achevé en 1563, a amené les institutions cléricales à mettre davantage en lumière les fondements orthodoxes de la foi chrétienne, afin de valoriser la tradition religieuse et d’étayer solidement les arguments des théologiens catholiques dans leurs réfutations des idées réformistes.


Euclide (v. 300 av. J.-C.)

Euclidis elementorum libri XV. [vol. I et II]

Coloniae, Expensis Ioh. Baptistae Ciotti, MDXCI
(Cologne, aux frais de Giovanni Battista Ciotti, 1591)

Les Éléments d'Euclide, mathématicien grec d’Alexandrie ayant vécu sous Ptolémée Ier, autour de 300 avant J.-C., traitent à la fois de géométrie, d’arithmétique et de nombres irrationnels. Ils sont demeurés le noyau de l’enseignement mathématique pendant près de 2000 ans.


Cassius Dio Cocceiabus [Dion Cassius] (155-229)

Tôn Diônos tou Kassiou Rômaikôn Istoriôn Biblia pente kai eikosi

Genève, Henri Estienne II, 1592.

Cette édition reprend celle publiée par Robert Estienne I en 1544, c’est-à-dire les vingt-cinq livres (livres 35 à 60) restants de l’Histoire romaine de l’historien grec Dion Cassius. Le texte est organisé en deux colonnes, l’une en grec et l’autre en latin, avec des commentaires en latin dans les marges (surtout des précisions historiques). La traduction latine a été réalisée par Guilielmus Xylander (Wilhelm Holtzmann).


Del Rio, Martin Anton (1551-1608)

Syntagma tragoediæ latinæ

Anvers, Plantin, chez sa veuve [Jeanne Rivière], et Jean Moretus, 1593.

Le Syntagma du jésuite Martin Antoine Del Rio est une œuvre humaniste à vocation savante et pédagogique. Cet ouvrage sur la tragédie latine est divisé en trois parties : des prolégomènes, des tragédies (surtout de Sénèque), suivies de commentaires et de trois index. Chacune des parties possède sa page de titre, les deux premières portent la date de 1593 et la troisième est datée de 1594, tandis que le colophon porte la date de 1595. L’Université du Québec à Montréal possède aussi une réédition de 1620 du Syntagma de Del Rio, publié à Paris par Pierre Billaine (voir sous la cote YPA66).


Aristote (384-322 av. J.-C.)

Aristotelous Ethikon Nikomacheion biblia deka

Francfort, André Wechel, Claude de Marne et Jean Aubry, 1596.

La première partie de ce volume comprend les dix livres de l’Éthique à Nicomaque d’Aristote, dont le texte est présenté sur deux colonnes (texte grec avec traduction latine d’Antonio Riccobono en regard). Sa deuxième partie est constituée d’un commentaire de l’œuvre d’Aristote par Riccobono ; elle possède sa propre page de titre et porte la même marque d’imprimeur.


Cicero, Marcus Tullius [Cicéron]

[De finibus bonorum & malorum]

[Provenance géographique et datation: Italie, dans les années 1460.]

Politicien latin du Ier siècle av. J.C., orateur hors pair, Cicéron fut aussi un auteur prolifique dont l’œuvre sera abondamment étudiée et commentée au fil des siècles. Sa philosophie qui prend la forme du dialogue n'est pas de lui, à l'exception des Tusculanes, mais représente plutôt une synthèse de tous les systèmes antiques. Inscrit dans le courant du stoïcisme, il définit une morale rationnelle, un art de vivre plein de sens commun et de sagesse. L’idée du De Finibus est de montrer, comme l’a fait Aristote, à quoi tend la nature humaine lorsqu’elle est livrée à elle-même et d’en trouver les raisons et ainsi de déterminer le bien qui serait capable d’assurer le bonheur à l’homme.


[Anonyme]

[Les Heures de Pellegrin de Remicourt]

[Provenance géographique et datation: Lorraine (France), 1478]

Un type de livre important au Moyen Âge, et encore à la Renaissance, est sans contredit le livre d’Heures, compte tenu non seulement de la beauté de son illustration mais aussi de sa place dans la vie religieuse et sociale. Le manuscrit des Heures de Pellegrin de Remicourt, qui fut maître d’hôtel de René, duc de Lorraine, représente un magnifique spécimen de cette tradition du livre d’Heures avec ses enluminures en pleines pages rehaussées de bordures à motifs floraux fort délicats. Ses six scènes, illustrant la vie de la Vierge ou du Christ, présentent des éléments d’architecture ou de décoration à la fois sacrés et profanes.

UQAM - Université du Québec à Montréal  ›  Mise à jour : 9 février 2011